MEDICAL SCHOOL COMPETITION ERRACHIDIA
COMPETITION
Passé l’entrée, les façades principales sont verticales et d’aplomb. Elles correspondent à un système constructif simple et maîtrisé. Nous utilisons les pignons pour introduire de la diversité et permettre aux usagers de se repérer. Il est important d’introduire de la diversité dans les bâtiments qui composent la faculté pour qu’on puisse se retrouver et s’orienter le plus facilement possible. Les façades inclinées des pignons correspondent aux principaux amphithéâtres.
Ces façades marquent leur différence et caractérisent notre proposition. L’inclinaison de ces façades rappelle les contreforts des montagnes qui bordent le lit de l’oued Ziz. Les bâtiments composent un effet de canyon sur le chaâba et symbolisent un lieu de fraîcheur. La forme du canyon est formée de l’ombre. Nous avons privilégié des bâtiments hauts (entre R+2 et R+3) et compact pour maximiser l’ombre portée au sol. Le plan de la faculté est compact, réduisant l’emprise au sol des bâtiments pour ouvrir des espaces extérieurs de rencontre dans l’ombre des bâtiments.
Ces espaces extérieurs s’articulent entre les constructions et se glissent sous certains bâtiments. Plutôt qu’un grand espace non qualifié et très exposé au soleil, nous avons préféré organiser des places cadrées et partiellement couvertes.
Notre proposition est contemporaine et innovante. Pour autant elle s’inscrit dans une tradition constructive territorialisée. Plutôt que de reprendre un style architectural local, nous proposons de reprendre les fondements de l’architecture d’Errachidia : habiter l’ombre. Les bâtiments sont compacts et peu ouverts sur l’extérieur. Les façades sont de véritables barrières posées contre la chaleur des rayons de soleil. Les deux façades inclinées des bâtiments de l’entrée mettent en scène cette fonction de filtre :
- Pour l’administration, le bâtiment s’élargit en partie basse pour ouvrir un parvis ombragé par une double façade décollée du corps du bâtiment occupé par les bureaux- Pour le centre de documentation, à l’inverse, le volume s’élargit en partie haute. L’inclinaison de la façade réduit de fait son exposition aux rayons solaires. La façade peut donc être largement ouverte et offrir un maximum de lumière naturelle dans les espaces de travail et de consultation des documents.
L’aménagement des berges du chaâba contribue à la diversité des espaces de rencontre dans l’ombre. 4 passerelles permettent d’enjamber le chaâba et relier la cour principale au Nord et la cour Sud logée sous le bâtiment d’enseignement général. Si les pignons des amphithéâtres et auditoriums se démarquent par leur inclinaison, les façades principales des bâtiments suivent une même logique :
-Côté extérieur : de minces ouvertures verticales protégées du soleil par l’épaisseur des murs et par des brise-soleils orientables extérieurs- Côté intérieur
-(côté circulation) : de grandes ouvertures sur les circulations pour faire entrer un maximum de lumière naturelle à l’ombre des coursives et des bâtiments connexes Cette stratégie d’ouverture est parfaitement traditionnelle et reprend la logique des ryads ouverts sur les patios mais très peu sur l’extérieur.
La matérialité des façades est minérale, elle aussi traditionnelle, et mise sur l’inertie pour lisser la température intérieure et limiter les consommations énergétiques.

